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Intégrer l’EDHEC après une prépa B/L – Les conseil de Paul-Emile

Sommaire

Découvrez dans cet article l’interview de Paul Emile qui a décidé d’intégrer l’EDHEC après une prépa B/L. Il va vous donner tous ses conseils et insights pour performer aux concours B/L de la BCE.

 

Bonjour Paul-Emile, peux-tu te présenter et revenir sur ton parcours ?

Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Paul-Emile Verdon, j’ai 20 ans et je viens de Haute-Savoie. J’étais quelqu’un de très scolaire et littéraire au collège, ce qui m’a poussé à partir en internat à Lyon, à l’Institution des Chartreux pour le lycée. Ces belles années d’amitié m’ont également beaucoup apporté sur le plan intellectuel et c’est ce qui m’a conduit à faire une classe préparatoire B/L aux Chartreux.

 

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Pourquoi avoir choisi de faire une prépa littéraire après le lycée ?

Ce n’a pas été un choix évident : j’hésitais beaucoup entre une prépa ECG et une prépa B/L. Je pensais pouvoir être meilleur en prépa ECG mais ayant un profil très généraliste, j’ai finalement opté pour la B/L. Si je devais donner un conseil pour choisir, ce serait d’aller en prépa ECG si l’on est certain de vouloir faire une école de commerce. La B/L apporte sûrement davantage sur le plan intellectuel tout en gardant la possibilité de rejoindre une école de commerce et c’est sa véritable force.

 

Comment se sont passées tes deux années de prépa ?

Puisque je venais des Chartreux, la transition vers l’hypokhâgne (première année de prépa littéraire) a été plus facile que pour certains élèves. J’avais acquis des capacités de travail et un début de méthode qui m’ont été utiles dès la rentrée. Ainsi, cette première année a été des plus agréables tant dans les nouvelles amitiés que dans le contenu des cours. La deuxième année a été bien plus difficile car je ne m’étais pas assez préparé pendant l’été. Jusqu’à décembre, j’étais sous l’eau avec de très mauvaises notes et une grosse angoisse à l’approche des concours. Heureusement, le repos des vacances de Noël m’a permis de repartir plus sereinement et de faire une belle remontée jusqu’aux concours qui se sont finalement, de mon point de vue, très bien passés.

 

Quelles ont été les difficultés rencontrées et surmontées ?

Grâce à beaucoup de travail et à une très bonne professeure en terminale, les mathématiques se sont révélées être une force car je suis arrivé en maîtrisant le programme. À l’inverse, la philosophie est devenue un point faible du fait d’un manque de travail au lycée. C’est donc très important de construire des compétences solides pendant l’année scolaire en terminale et de continuer pendant les vacances. Au-delà de cela, ma principale difficulté a été la régularité dans mon travail. J’étais très motivé tout au long des deux ans mais je ne me suis pas assez écouté et j’ai eu tendance à faire des périodes de quelques semaines de travail acharné avant d’exploser de fatigue et de prendre du retard parce que j’avais besoin de me reposer. Gérer mon effort a été la clé de ma réussite et c’est ce qui m’a permis de progresser en deuxième année.

 

Quels sont tes conseils pour performer aux épreuves écrites matière par matière ?

Tout d’abord, il est essentiel de s’appuyer sur ses points forts. S’il ne faut pas arriver au concours avec une matière très faible, ce sont vraiment les matières fortes qui vous permettront de décoller. En mathématiques (20/20), j’ai vraiment passé beaucoup de temps à faire des annales en 4h, pour m’entraîner à gérer mon temps et pour saisir la différence entre les sujets de concours et ceux de mon professeur. Il faut utiliser les annales de la BCE et de l’ENS car les niveaux sont similaires. Les épreuves de dissertation de la BCE, à savoir les SES, l’histoire, la philosophie et la littérature, sont à approcher d’une manière différente des dissertations de l’ENS. Le travail sur les rapports de jury est alors essentiel notamment pour comprendre les attentes spécifiques de chaque jury. En histoire (12/20), il faut chercher à se différencier des autres candidats par des exemples originaux et précis. En philosophie (15/20), mon conseil est de vous entraîner à trouver le cœur du problème philosophique qui se cache derrière le sujet. Il faut faire beaucoup d’entraînements sur des annales des deux banques de concours pour progresser. En SES (14/20), ce sont vos capacités argumentatives qui comptent. Il est absolument nécessaire d’être précis sur les références utilisées avant de commencer à s’entraîner à rédiger des paragraphes qui mettent bien l’idée en lien avec le sujet. En économie comme en sociologie, il faut connaître les courants de pensée car cela permet clairement de construire une dissertation. En langues (15,9 en anglais LV1 et 5,5 en allemand LV2), c’est le travail de l’année qui compte beaucoup. Contrairement à ce que la déconvenue en allemand (moyenne à 10 pendant l’année) pourrait faire croire, je pense que ce sont des matières essentielles à travailler dès le lycée notamment du point de vue de la grammaire. Je dois avouer ne pas vraiment pouvoir vous donner de conseils en littérature (9/20) car je n’ai jamais vraiment réussi à comprendre la manière dont fonctionnait cette matière.

 

Tu as fait le Tour de France des écoles de commerce. Comment cela s’est passé ? Comment tu t’es préparé en amont ?

J’ai toujours eu des facilités à l’oral ce qui m’a permis d’aborder sereinement ce Tour de France des écoles de commerce. Pour moi, c’était surtout un moyen de découvrir les élèves des écoles, les campus et les ambiances qui me plaisaient. J’ai eu la chance d’être admissible à toutes les écoles du top 10 jusqu’à l’EDHEC mais je n’ai passé que les oraux de SKEMA, l’emlyon et l’EDHEC. A posteriori, je pense qu’il aurait fallu que je passe une école de plus. Pour se préparer, j’ai fait beaucoup d’entretiens blancs de chacune des écoles. J’ai aussi varié les jurys blancs afin d’avoir différents avis sur ma manière de gérer un entretien. Pour les littéraires, je vous conseille vraiment de préparer en avance les questions sur votre filière littéraire. Il faut avoir un projet cohérent parce que vous ne venez pas de la filière classique. Pas de stress en revanche, les écoles de commerce apprécient les filières littéraires car cela permet de varier leurs profils d’étudiants. 

 

Que t’a apporté la prépa littéraire ?

La prépa littéraire a été l’occasion de m’ouvrir à de nombreuses perspectives sur le monde et donc d’affiner ma compréhension de celui-ci. Avec les nombreuses matières de la prépa B/L comme la philosophie, l’économie, la sociologie, l’histoire ou encore la littérature, on ne peut qu’apprécier le fait d’apprendre de nouvelles choses. Et puis, les matières se croisent et se complètent sur certains points, ce qui est d’autant plus satisfaisant. Les enseignements m’ont vraiment permis de grandir intellectuellement et ce même si ma matière préférée reste les mathématiques. En somme, c’est l’ensemble de la culture qu’on acquiert que je retiens vraiment de ces deux années de prépa B/L.

 

Quels sont les projets pour toi à l’EDHEC ?

Une des difficultés que j’ai rencontrées en prépa a été le fait de ne plus pouvoir faire autant de sport qu’au lycée. Le premier projet à l’EDHEC est donc de reprendre le rugby et le sport en général. J’espère aussi trouver une association qui me correspond. Je reste assez ouvert aux différentes associations et j’attends vraiment de rencontrer les membres avant de vraiment viser une association. J’espère également rejoindre la licence MIASHS à l’université de Lille depuis l’ouverture de ces partenariats cette année. Enfin, j’ai hâte de prendre contact avec le Career Center de l’EDHEC afin de réfléchir à des secteurs, des métiers et des stages qui pourraient me correspondre.

 

Des conseils pour les étudiants en prépa littéraire

Si vous êtes en prépa littéraire et que vous visez les écoles de commerce, je vous conseille de travailler avec les rapports de jury de la BCE et avec les annales car les formats d’épreuves sont différents de ceux proposés à l’ENS. La plupart du temps, les professeurs préparent principalement aux ENS car c’est le débouché le plus prestigieux. Il est donc essentiel d’être autonome quant à la préparation d’un concours qui est différent. L’autre conseil que je peux vous donner sur votre prépa est de lire des articles ou des passages de livre dans différentes matières. Un des enjeux des concours est de « parler » la langue de chaque matière et de réussir à s’exprimer avec les bons mots. C’est la lecture qui vous permettra cela.

 

Le mot de la fin

Même si la prépa apparaît souvent comme un moment difficile quand on y est, un moment où on a l’impression de sacrifier des années de sa vie, cela reste une superbe expérience que l’on retient toute sa vie. Si parfois, vous avez l’impression de ne plus vous retrouver de ce que vous faites, reprenez une lecture, quelque chose qui vous plaît, et qui vous fasse du bien pour vous détendre. On a tendance à trop forcer parfois à cause du concours, alors que prendre du plaisir est essentiel (et encore davantage en prépa littéraire).

 

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Laurent Mary
Ex-préparationnaire, j'ai à coeur d'aider les étudiants dans leur quête des concours.