Khâgnes : comment organiser ses semaines de révisions pour le concours

Les traditionnels concours du mois d’avril approchant à grands pas, les khâgneux ont généralement entre une et deux semaines banalisées afin de réviser avant les écrits. Deux semaines entières de révisions, c’est à la fois trop court pour passer en revue tous les cours de l’année, et à la fois suffisamment long pour commencer à s’impatienter. Dès lors, quelle stratégie adopter ? À quoi ressemble une journée type de travail ? Faut-il tout réviser ? Découvrez dans cet article comment organiser sa période révisions pré-concours pour arriver performant aux écrits.

 

 

 

Faire un retro-planning

Le retro-planning reste un outil de révisions diablement efficace, a fortiori lorsque vous avez une importante quantité de travail à abattre en peu de temps. Le retro-planning, c’est la garantie d’avoir le temps de réaliser tout ce que l’on projette de faire. Le principe est simple : au lieu d’organiser vos journées de travail au jour le jour, il s’agit de prévoir à l’avance qu’est-ce que vous ferez pendant les deux semaines à venir(modulable bien-sûr si vous avez pris de l’avance ou du retard sur quelque chose). Ainsi, s’il vous reste exactement 15 jours avant le concours, vous notez par écrit un planning indicatif pour chaque journée, de sorte à visualiser si vous avez théoriquement le temps de tout faire. En plus d’offrir une vue panoramique sur vos révisions, cette méthode a le mérite de vous fixer des objectifs quotidiens en termes de révisions.  

 

 

Répartir son temps de travail sur la journée

Lorsque l’on a deux semaines complètes devant soi, il peut être tentant d’organiser son temps au jour le jour et de commencer à travailler quand bon nous semble. Pourtant, il ne s’agit pas de commencer à réviser à 15h pour terminer à minuit, mais bien de répartir intelligemment son temps de travail sur la journée. Dans cette perspective, à quoi ressemblerait une journée type de révision avant les écrits ? Vous pouvez vous inspirer de votre journée de travail en période de cours, aussi votre corps ne sera-t-il pas perturbé à seulement quelques jours du concours. Par exemple, travailler de 9h à 12h, puis de 13h à 19h et éventuellement de 20h à 22h pour les plus courageux vous permet déjà d’abattre un travail consistant sans pour autant s’épuiser.

 

 

Faut-il tout réviser ?

La réponse ne fait aucun doute : non ! Déjà, parce que vous n’avez pas le temps ; ensuite, parce que vous avez vraisemblablement déjà commencé à réviser avant (ne serait-ce que par votre concours blanc et les devoirs réguliers), vous ne partez donc pas de zéro ; finalement, parce qu’il est essentiel de se fixer des objectifs de révisons réalistes afin de tenir ses résolutions et de sentir prêt en arrivant aux concours (rien de plus démoralisant que des objectifs de révisions qui n’ont pas été atteints). Cela étant dit, il est évident que la portée de vos révisions dépend avant tout de vous : l’avance ou le retard que vous pourriez avoir dans une matière, des facilités ou des difficultés dans une autre, votre mémoire à court-terme, votre capacité de travail en situation de stress, etc. Dès lors, à vous de délimiter le périmètre de vos révisions selon votre profil et votre situation.

 

 

 

Rester stratégique

À seulement une ou deux semaines du concours, il faut penser stratégie : étant entendu que vous ne pourrez pas tout réviser, quelles matières faut-il privilégier ? Quelles révisions sont incontournables ? Si le travail à accomplir dépend de votre profil (appétence pour une certaine matière, difficultés dans une autre, etc.), il y a néanmoins quelques règles à respecter, la première étant que les coefficients attribués à chaque épreuve doivent orienter vos révisions : ainsi, en khâgne moderne, l’épreuve de spécialité et l’épreuve de composition française ayant un coefficient deux fois plus élevé méritent une attention toute particulière dans vos révisions.

 

 

 

Et si vous n’avez pas réussi à réviser ce que vous vouliez ?

Si arriver au concours sans avoir atteint ses objectifs en termes de révisons peut être démoralisant, pas question pour autant de faire nuit blanche la veille de l’épreuve ! En réalité, votre réussite au concours ne dépend pas de deux semaines de révisions seulement : il faut vous faire confiance concernant l’expérience, les automatismes et les connaissances que vous avez acquis sur le long-terme pendant l’année écoulée.

 

Bon courage pour la dernière ligne droite!

 

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